Le projet Fracture Numérique est une initiative du Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) financé par le Ministère français de l’Europe et des Affaires Etrangères (MEAE). Il vise à proposer des moyens d’utiliser au mieux les potentialités du numérique pour favoriser un développement inclusif et durable à la fois générique et différencié selon les pays et les filières.
Dans un contexte où les outils digitaux s’invitent à outrance dans l’agriculture, la fracture numérique ambitionne de réduire l’inégalité d’accès aux technologies numériques. Dans les pays du sud, cette inégalité est perceptible dans l’usage et l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) comme les téléphones portables, l’ordinateur ou le réseau Internet dira le Recteur de l’Université Nationale d’Agriculture, Pr. Bruno DJOSSA, avant de préciser que l’institution dont il a la charge s’engage dans cette aspiration à promouvoir un accès équitable à tous les producteurs agricoles en matière de numérique. 
Dans son allocution, le Directeur adjoint du département « Environnement et Sociétés » et coordonnateur de la stratégie digitale du CIRAD, Pascal BONNET, a précisé l’importance et le rôle de ce projet pour réduire la fracture numérique et essentiellement trois pays de l’Afrique de l’ouest sont pris en compte à savoir le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Bénin. 
Intervenant directement depuis la France, par visioconférence, la représentante du MEAE dans ce projet, Marie SCHILL, a exprimé tout l’attachement que ce département ministériel accorde à ce projet et attend des résultats concrets. 
Le discours d’ouverture a été prononcé par la représentante du ministre béninois de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et présidente du conseil d’administration de l’UNA, Armèle AHLINVI GANYET. Elle précise que la lutte pour la réduction de l’inégalité d’accès aux technologies numériques est en parfaite corrélation avec le plan d’action du gouvernement et d’ailleurs depuis 2016, le gouvernement du Président Patrice Talon a lancé un déploiement d’une infrastructure nationale très haut débit au Bénin grâce au Projet de Développement des Infrastructures des Télécommunications et des TIC. C’est avec plaisir que l’autorité de tutelle accompagnera ce projet.
Pour le coordonnateur régional, Dr. Nicolas PAGET, ce projet en collaboration avec l’Institut Sénégalais de Recherche Agricole, l’Institut National Polytechnique Houphouët Boigny et l’Université Nationale d’Agriculture, veut étudier les fractures créées par le déploiement du numérique dans trois filières et dans trois pays aux enjeux contrastés : la filière lait au Sénégal, la filière cacao en Côte d’Ivoire et la filière maraîchage au Bénin.  Le coordonnateur national, Dr. Florent OKRY, a rappelé qu’il ne s’agit pas de proposer des technologies à mettre à la disposition des producteurs mais d’évaluer le niveau de fracture afin corriger les disparités.
Le séminaire a lieu au centre Songhaï de Porto-Novo les 22 et 23 novembre 2021 et connait la participation des délégués des pays impliqués dans le projet, de plusieurs directeurs des écoles de l’UNA, des enseignants et des praticiens des domaines concernés.
*Service COM / UNA*